Ouvrage publié
par DUNOD

L'AUTEUR

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Pierre Gruson est docteur en économie, habilité à diriger des recherches, maître de conférences à l'université de Rouen et Professeur à Bordeaux Ecole de Management.
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LE LIVRE

Plaidoyer pour l'émission d'obligations souveraines "Europe"

A l'heure où le gouvernement français projette de lancer un grand emprunt public auquel tous pourraient souscrire, il n'est pas inintéressant de revenir sur un autre emprunt, véritable serpent de mer qui a bientôt 10 ans : un emprunt européen.

Souvenons-nous qu'en 1999, lors de la bascule des marchés financiers à l'Euro, faute d'un accord sur la nouvelle valeur nominale des dettes publiques nationales, … il a fallu se résigner à admettre qu'une OAT française, un Bund allemand, un BTP italien avaient pour valeur un Euro ! Effectivement, nous étions à des années lumière d'imaginer que l'on puisse émettre des titres obligataires communs. A la lumière de la conjoncture actuelle et forts de dix années de lente construction monétaire, cette question mérite d'être réexaminée. La liste des avantages que l'on pourrait tirer de son annonce est impressionnante.

Ces émissions européennes constitueraient un signal politique sans précédent

A mesure que les semaines passent deux projets opposés s'affirment et mûrissent:

D'un côté, les divergences de notation des emprunts des états européens s'accentuent. La liste des recalés du "AAA" s'allonge. Les Britanniques, adeptes du fair play, les regroupent sous le vocable de PIGS (Portugal, Italy, Greece & Spain), en attendant l'Irlande. Des voix s'élèvent dans ces pays pour envisager la sortie de l'union économique et monétaire.

Mais, dans le même temps, la Suède et le Danemark étudient sérieusement l'adoption de l'euro, sans parler des pays de l'Europe centrale où une part non négligeable du commerce et de la finance s'effectue dès à présent en euro. Il reste enfin le cas de l'Islande …

Dernier coup de théâtre, même la Grande Bretagne serait tentée par l'adhésion, au cours actuel de la Livre, on ne sait pas vraiment qui serait gagnant.

Comme en 2002, c'est la crainte de la récession qui donne à l'Eurolande sa véritable dimension. Une fois encore quelques Cassandre jurent qu'elle ne lui survivra pas. On a souvent reproché à cette union de rester au milieu du gué. Il ne fait pas de doute que la perspective d'un endettement conjoint rassemblerait les économies membres fragilisées et stimulerait les candidats hésitants.

Dans une conjoncture économique détestable, cette ambition opportuniste pourrait rapporter gros

Les différents programmes de relance échafaudés par les Etats butent sur la volonté de soutenir l'activité à l'intérieur des frontières sans relancer les importations. Sous cet angle, il y a au moins l'aspect taux de change qui est épargné, la zone Euro constitue à elle seule une zone de commerce majoritaire pour les états membres ;

L'autre aspect de ces programmes de relance repose sur la capacité de financement : à l'heure où les banques centrales deviennent les investisseurs en dernier ressort contraint, où même la Federal Reserve Board voit son bilan enfler sous l'entrée massive des Treasury Bond, pourquoi ne pas tenter développer la créativité sur des emprunts souverains qui aiguiseraient l'appétit dans banques centrales étrangères et autres fonds souverains ?

Les marchés ne s'y sont pas trompés qui ont déjà augmenté la prime de risque sur les émetteurs les plus fragiles.

un rendez-vous historique

La difficulté de mener une politique monétaire commune à des cycles de conjoncture et des états économiques différents trouverait là une nouvelle dimension : la solidarité sur la monnaie s'étendrait à une fraternité sur la dette, les états fragiles constateraient  une économie de leurs frais financiers, les états moteurs n'en subiraient que peu de conséquences, on n'imagine pas un agence de notation déclarant mettre sous vigilance négative l'ensemble des Etats de la zone euro. Bref, cela réhausserait la note des maillons faibles.
Qui serait l'émetteur : ce ne peut être ni le conseil ecofin, ni la commission européenne, il y aurait donc à créer une entité intitulé Trésor Européen ? chaque Etat s'engagerait sur le capital qu'il tirerait de l'emprunt global ;

La technique : pas de souci, la gestion active de la dette est au programme des Etats depuis plus de dix ans, et pour cause !

Juridiquement, les obstacles sont mineurs, on a déjà vu dans le passé, plusieurs entreprises lever conjointement un emprunt corporate : la mutalisation des risques permettait d'économiser des intérêts, de rejoindre la taille standard des émissions tandis que la liquidité s'en est trouvée accrue.

Conclusion

Depuis le 18 février, La commission européenne examine le programme de convergence et les politiques budgétaires à 5 ans. De son côté, l'Eurogroupe s'est réuni à Berlin. Comment faire l'économie de la question du financement des mesures budgétaires ? A tout le moins, le service de la dette en est l'une des composantes essentielles. Enfin, ce serait un signal symbolique fort envoyé à tous ceux qui s'interrogent sur la construction européenne.

Supplément Sud Ouest 17 mars 2009 :

Ci-après une copie de l'article que j'ai rédigé pour le quotidien aquitain

 

"La Finance responsable ?"

 

Ce titre suggère plutôt le mariage de la carpe et du lapin. A contre courant de l'humeur ambiante, voici trois exemples pour ne pas désespérer de la finance et des marchés, et ainsi, éviter de jeter le bébé avec l'eau du bain.

 

La Finance Carbone. Nous avons pris conscience depuis quelques temps de la nécessité de contenir les émissions de gaz à effet de serre. Le système des "bonus-malus" écologiques automobiles et autres taxes carbone a fait école. En revanche, on sait moins que depuis plusieurs années existent des marchés financiers où l'on échange la tonne de bioxyde de carbone(www.bluenext.fr). Le principe est assez simple : en Europe chaque industrie polluante se voit attribuer des quotas de pollution. Une entreprise existante qui augmente son activité et par là même sa pollution, mais aussi toute nouvelle installation d'industrie polluante ne pourront se faire sans détention de droits à polluer. Ces derniers devront être repris, rachetés à des entreprises qui souhaitent les céder, le plus souvent parce qu'elles ont mis un œuvre un procédé nouveau moins polluant. Au final, ce système vise à accepter la croissance sans pollution supplémentaire, voire avec une émission de carbone plus faible.

 

La gouvernance des mid-caps. Ce sont sociétés de taille réduite ou moyenne qui sont cotées en bourse. Notre région affiche une vingtaine de ces pépites dont le siège est en Aquitaine. Nous suivons leur actualité au travers de l'Observatoire Régional des Entreprises Cotées d'Aquitaine (Oreca!). Ce dernier affiche à son actif le premier indice boursier régional diffusé chaque mois par l'ensemble des medias aquitains. Nous espérons ici contribuer à la véritable fonction de la bourse : assurer le financement de la croissance de ces sociétés, favoriser leur évaluation et la mobilité de leur capital. C'est vrai en période "normale", cela le reste lorsque les cours sont martyrisés.

Quoi qu'il en soit, la réglementation et les efforts consentis pas ces entreprises pour informer leurs partenaires économiques et financiers permettent chaque année à Ernst & Young d'établir une notation de la gouvernance et de la responsabilité sociale. (www.ey.com/fr)

De même, Bem accueille en son sein la délégation régionale de l'Institut Français des Administrateurs. Cet organisme national favorise la participation d'administrateurs indépendants au sein des conseils d'administration des entreprises, organise des rencontres pour le partage des expériences et faire le point sur différents domaines d'expertise ( www.ifa-asso.org)

 

 

Comment soutenir les entreprises de notre région ? On connaît depuis des années les expériences des Sociétés de Développement Régional, et autres fonds d'investissement régionaux. Ce qui a donné satisfaction au niveau des fonds propres (Expanso, Foncière d'Aquitaine, GaliaGestion, etc..) devrait pouvoir être décalqué pour des placements à court terme, dont la souscription serait ouverte au public.

Nous savons que l'une des difficultés principales que devront surmonter les entreprises dans les mois à venir, sera la quête de la trésorerie, sans laquelle elles ne pourront survivre. Cet investissement procurerait aux Aquitains l'opportunité de contribuer à l'irrigation de l'économie locale et de s'afficher en tant qu'investisseurs responsables, tout en prenant des risques mesurés. Il ne semble pas insurmontable de mettre en place un fonds d'investissement monétaire, du type SICAV ou FCP, dont la collecte, assurée auprès des aquitains, irait en priorité alimenter la trésorerie des entreprises de la région.

 

Cette initiative serait une occasion unique de réunir, voire de réconcilier, l'association naturelle "épargnant-banquier-entreprise". Nous en avons bien besoin …

Indice boursier régional CCIB-BEM : Sell in May and go away ...

Téléchargement Graphique indice Oreca mai 2009

Statistiques

Indice au 8 mai 2009                                        : 625,69  points (base 1000 au 01/01 2005)

Variation sur 30 jours                                       : + 3  %

Variation de l'indice sur douze mois               : - 30,2  %

 

La conjoncture

Comme c'est traditionnellement le cas, le mois d'avril est favorable en bourse. Cette année, la différence tient au fait que les analystes sont très divisés quant à leur pronostic pour les prochains mois : les pessimistes tablent sur une forte rechute, les optimistes font valoir que les signes de redressement se multiplient chaque jour.

Pendant ce temps, les comportements de stockage-déstockage des entreprises sont toujours aussi brutaux.  Les entreprises multiplient les opérations de refinancement, de renégociation de la dette et de restructuration de cette dernière.

L'indice

Deuxième mois consécutif de progression, il "semblerait" que l'on ait touché le fond. Nous restons en positif pour l'année 2009.

Les sociétés

L'ensemble des valeurs stagne ou progresse.

Un avenir se dessine pour le groupe Couach, mais les incertitudes restent nombreuses. Le cours du titre Le Bélier a baissé aussi spectaculairement qu'il avait progressé. L'envolée du cours reste un mystère au moment où la société annonce un recul de 47% de son CA pour le premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008.

Le volume des échanges sur certaines sociétés et leur valorisation en bourse laisse perplexe quant à la pertinence du maintien de leur cotation.

Indice boursier régional ; G20 : il y a loin de la coupe aux lèvres ?

Statistiques

Indice au 9 avril 2009         607,32  points (base 1000 au 01/01 2005)Téléchargement Graphique indice Oreca avril 2009

Variation sur 30 jours          : + 12,8  %              Variation de l'indice sur douze mois         : - 30,2  %

   La conjoncture

Les marchés financiers ont accueilli favorablement les engagements pris lors de la réunion du G 20. Il reste maintenant à mesurer les capacités des uns et des autres à mettre en œuvre leurs promesses. D'un autre côté, les baisses de taux d'intérêt de long terme favorisent les actions.   

L'indice

Il progresse sensiblement ce mois-ci, …enfin ! Nous repassons en positif pour l'année 2009.

Les sociétés

Plusieurs valeurs suivent des évolutions de cours très heurtées.

Les fonderies Le Bélier voient leur cours multiplié par quatre (!) en moins d'une semaine, dans un volume de transactions étoffé.

Le groupe Couach est en redressement judiciaire pour une durée de six mois ; salariés, sous-traitants et fournisseurs redoutent les conséquences.

Après avoir été massacré le mois dernier, le cours boursier de Gascogne refait une bonne partie du chemin ; Guyenne & Gascogne de son côté, donne des signes de résistance appréciés par les analystes.

billet d'humeur ...

Depuis quelques mois je retarde la diffusion de cette note, bien embêté. Mais la fréquence croissante de certains contacts devient de plus en plus préoccupante.

 

Ce site va bientôt comptabiliser 100 000 visites, la fréquence journalière oscille autour de 150 connexions. Sous cet aspect, il dépasse toutes nos prévisions (Dunod éditeur et moi-même auteur). En revanche, les ventes du manuel ne suivent pas. Pour info, je touche environ 40 centimes d'euro par manuel vendu. Le site "lestauxdinteret" ne rapporte rien, mais fait supporter un coût à Dunod, et me consomme beaucoup de temps, en rédaction de notes, c'était prévu, mais de plus en plus en réponse à des sollicitations. La quasi-totalité sont dignes d'intérêt, parce qu'elles engagent la discussion, le débat, le partage des idées et des connaissances.

 

Pour l'instant, nous restons convaincus de l'utilité du site, c'est une voie à explorer pour le futur des livres universitaires. Mais nous nous posons tout de même la question de fermer le site.

L'utilisation qu'en font certains internautes devient indécente. Pour certains, "lestauxdinteret" est devenu un centre de ressources gratuites, illimitées.

Je vous laisse juge des trois exemples suivants, florilège de ce que j'ai reçu depuis quelques mois :

 

Un internaute me demande de lui communiquer le manuel intégral sous pdf, parce qu'il n'a pas le temps de l'acheter …

Un groupe financier sollicite un conseil –gratuit- avant d'investir 24 millions d'euros (ils doivent être "juste" en trésorerie et ne pourraient supporter une facture de consultant) ;

Un père me demande le samedi de fournir la correction d'un devoir de finance pour sa fille, bien embêtée, parce qu'elle doit le rendre le lundi. J'imagine qu'elle voudrait bien profiter de son week end pour sortir, tandis que moi …

 

Jusqu'ici, j'ai toujours répondu avec courtoisie (autant que ma surprise et mon agacement le permettaient)

 

Mais ces sollicitations deviennent au minimum hebdomadaires. Un travers de plus en plus fréquent provient des étudiants. Une fois leur sujet de mémoire reçu, ils se mettent en chasse. Premier réflexe, www.google.fr, "les tauxd'intérêt", bingo ! Immanquablement, on me réclame des adresses de sites (gratuits), une bibliographie, quand ce n'est pas un plan ou des notes … J'ai eu la surprise de lire de la part de l'un d'entre eux qu'il aimerait bien un résumé sur la politique monétaire à taux zéro, convaincu que cela devait figurer sur le site, mais m'avouant à regret qu'il n'avait pas le temps de tout lire. Dans le même ordre d'idée, on pourrait proposer la bible en une page, l'encyclopédie de Diderot en dix lignes, la théorie des fractales pour les nuls.

 

S'il entre naturellement dans mes attributions d'accompagner et de guider mes étudiants, pour autant je ne suis pas responsable de tous ceux qui cherchent des balises pour leurs errances intellectuelles, et un bon samaritain pour débroussailler le terrain à leur place.

 

Il m'a fallu un certain temps pour adopter la position suivante :

 

Je répondrai à toute demande de renseignements une fois reçu un chèque bancaire à l'ordre des "resto du cœur" ou toute œuvre caritative de votre choix (envoyer à l'adresse de Bem, 33400 Talence, je retransmettrai) :

 

Tarif étudiant 10 € par page de réponse (maximum trois pages)

Non étudiants 20 €

Banques et Entreprises : j'établirai un devis pour une activité de conseil facturée à la journée. Je me ferai un chèque, "resto pour moi".

Indice boursier régional CCIB-BEM : l'avènement des "penny stocks" ?

Statistiques

Indice au 9 mars 2009                                      :538,36  points (base 1000 au 01/01 2005)

Variation sur 30 jours                                       : - 9,17  %

Variation de l'indice sur douze mois               : - 46,8  %

               

 Téléchargement Graphique indice Oreca mars 2009

La conjoncture

On commence réellement à mesurer les effets de la crise en Europe après la publication des dernières statistiques : -1,5 % de croissance (!) en 2009, +1 % en 2010. Pour être précis, fin décembre 2010, nous n'aurons pas retrouvé le volume d'activité de fin 2008 … Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que les plans de licenciement se succèdent et que la dette de l'Etat français flirte avec les 80 % du PIB, tandis que le déficit annuel atteindra vraisemblablement 6 % du PIB.   

L'indice

Il baisse à nouveau de plus de 9 % ce mois-ci. Les indices boursiers nationaux et étrangers ne font pas mieux, loin de là. C'est une bien maigre consolation.

Les sociétés

Europlasma a annoncé une forte hausse de son activité en 2008. Pour l'instant, la cotation de l'action n'en profite pas.

La cotation du Groupe Couach est maintenant suspendue depuis près de deux mois.

Le titre Gascogne a dévissé de 30 % en un mois accablé par les informations pessimistes : le chiffre d'affaires a baissé de 3,8%, le bénéfice a été divisé par neuf, il sera proposé aux actionnaires de renoncer au versement de dividende cette année.

 

PS : pour télécharger gratuitement sous excel des cours de bourse en "daily" sur deux années, il suffit de se connecter au site de la bourse de Paris :

http://www.euronext.com/tools/datacentre/cash-19112-FR.html

analyser la cote d'une obligation sous Reuters

Voici ci-joint un exemple de calcul du prix, du rendement et de risque d'une obligation assimilable du Trésor sous Reuters :

Téléchargement Cotation oblig d'Etatmars 2009

Merci à Thomas COILLAND de Bordeaux pour avoir détecté deux erreurs d'écritures dans les formules, les résultats étaient justes, le fichier joint prend en compte ces rectifications 

Indice boursier régional CCIB-BEM : 2009, annus horribilis ?

Statistiques

Indice au 6 fev 2009                                         :584,88  points (base 1000 au 01/01 2005)

Variation sur 30 jours                                       : - 5,65  %

Variation de l'indice sur douze mois               : - 40,2  %

              Téléchargement Graphique indice Oreca fev2009  

La conjoncture

Les analystes se tournent actuellement vers l'examen des plans de relance des états, leur crédibilité, leur portée, et enfin leur capacité à mener à bien ces mesures de soutien. Certains Etats européens sont malmenés, c'est le cas de l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Grèce et l'Irlande. D'un autre côté, la Suède et le Danemark et même la Grande Bretagne envisagent d'adopter l'Euro …

L'indice

La nouvelle baisse de 5 % s'inscrit dans un contexte de tassement de l'indice autour de la valeur "600".

Les sociétés

Oxymetal annonce une progression de son activité 2008 en partie expliquée par des acquisitions. Néanmoins, le quatrième trimestre marque un recul attendu.

 A compter du 16 janvier, suspension de cotation du Groupe Couach. En fonction des sources, l'explication tiendrait à des retards (annulations?) de commandes ou bien à un redéploiement des investissements liés à la fabrication d'un nouveau bateau. Selon la Tribune, il s'agit "d'une grave crise de liquidités". Le groupe a annoncé négocier actuellement une restructuration de sa dette et avoir engagé un renforcement de son management.

Le 10 février 2009

la fonte des banques ...

Merci à Aurélien Bon de m'avoir communiqué le document joint Téléchargement Shrinking banks qui retrace l'évolution de la capitalisation boursière des banques avant le début de la crise des subprimes et fin janvier 2009. Le document est établi à partir de source Bloomberg. Effectivement, certains établissements ont du souci à se faire, pourvu qu'ils ne fassent pas comme certains Américains :

I pay my visa card with my master card ...

Indice boursier régional CCIB-BEM : "Le pire est-il derrière nous ?"

téléchargement Graphique indice Oreca jan 2009  

 

Statistiques

Indice au 8 jan 2009                                         : 620,11  points (base 1000 au 01/01 2005)

Variation sur 30 jours                                       : +7,33  %

Variation de l'indice sur douze mois               : - 41,5  %

               

La conjoncture

Tous les instituts de conjoncture nous ont avertis du risque réel de récession dans le monde pour 2009. Les investisseurs attendent maintenant avec impatience l'intronisation du nouveau Président américain, l'entrée en fonction de son équipe et la mise en place de sa politique économique.

 

L'indice

Il est dérisoire de se réjouir du rebond intéressant de 7%, compte tenu du carnage subies par toutes les sociétés cotées en 2008 sur l'ensemble des places financières. Si l'on savait que "les arbres ne montent pas jusqu'au ciel", on n'en oublie pas pour autant que "les puits ont tous un fond!".

 

Les sociétés

Pour qui aurait eu l'audace ou le courage d'investir dans quelques valeurs bradées ces dernières semaines, la performance est au rendez-vous :

Fonderies Le Bélier, + 12 %, Groupe Couach +27,9%, Guyenne-Gascogne +19,8%. C'est la revanche des valeurs qui avaient le plus souffert fin 2008. Reste à observer si ce rebond technique ne butera pas sur les fondamentaux de la conjoncture.